Insalubrité à Libreville : les quartiers étouffent sous les ordures, la mairie pointée du doigt


À Libreville, la capitale suffoque. Dans plusieurs quartiers densément peuplés, les bacs à ordures débordent et les immondices s’accumulent à ciel ouvert, dégageant des odeurs pestilentielles et exposant les populations à des risques sanitaires majeurs. De Lalala à Nzeng-Ayong, en passant par Avéa, Akébé ou encore Plein Ciel, le constat est le même : la gestion des déchets ménagers est au bord du chaos.

Le problème n’est pas nouveau, mais il atteint désormais un seuil critique. Les conteneurs sont peu nombreux, mal répartis, souvent cassés ou simplement inexistants dans certains secteurs pourtant fortement peuplés. Résultat : les ordures sont jetées à même le sol ou entassées dans les rares bacs disponibles, eux-mêmes saturés depuis des jours. À cela s’ajoute une absence totale de tri : déchets ménagers, ordures industrielles, restes agricoles, débris de chantiers, voire matières fécales, tout est mélangé sans distinction.

Une anarchie insoutenable.

« Nous vivons au milieu des ordures et personne ne nous écoute », lâche une habitante de la Nzeng-Ayong Chantier Moderne. « Même les enfants jouent à côté des tas de déchets. Il faut que cela cesse. » Dans les coulisses, les agents de CLEAN AFRICA dénoncent eux aussi un manque criant de moyens logistiques, de coordination et surtout, d’anticipation. La décharge de Mindoubé, principale zone de dépôt de la capitale, est quant à elle quasiment à saturation, sans qu’aucune alternative sérieuse ne soit à ce jour mise sur la table.

La municipalité de Libreville, censée piloter cette gestion, est désormais dans le viseur des riverains et des associations environnementales. Son silence, son inertie et son incapacité à proposer un plan de collecte moderne et durable interrogent. Pendant ce temps, les quartiers s’enlisent, et l’insalubrité devient un

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