Trop, c’est trop ! Le Gabon n’a pas besoin d’un Sassou-Nguesso pour ressusciter les fantômes des Bongo.

Alors que le peuple gabonais aspire enfin à tourner la page sombre d’un demi-siècle de régime dynastique et de pillage institutionnalisé, voilà que Denis Sassou-Nguesso ( lui-même un symbole vivant de la longévité autocratique en Afrique )
se mêle de ce qui ne le regarde pas : réconcilier le Parti Démocratique Gabonais (PDG). Un parti honni, fossoyeur des aspirations populaires, qui ne devrait même plus exister dans le nouveau chapitre politique du Gabon.

Comment oser convoquer les débris d’un système qui a affamé le peuple, trahi la jeunesse, et souillé la démocratie ? Comment peut-on, au nom d’une prétendue réconciliation, vouloir maintenir sous perfusion un cadavre politique dont les crimes sont encore frais dans la mémoire collective ? Le PDG est l’épicentre de la corruption, de la spoliation, de la dictature familiale. Il n’y a aucune raison de le sauver. Bien au contraire, il faut l’enterrer définitivement.

Le peuple gabonais a parlé : fini les Bongo, fini le PDG !

Le Dialogue National Inclusif, voulu par le peuple et validé par la transition, a été clair : suspension immédiate des PDGistes et suppression pure et simple du PDG. Pourquoi alors assisterons-nous à des mascarades diplomatiques organisées à Mpila, sous l’égide d’un président congolais, pour tenter de ressusciter cette machine de domination clanique ? Ce n’est pas à Brazzaville qu’on décide du sort du Gabon !

Ali Bongo a été renversé, non pas par hasard, mais parce qu’il incarnait l’agonie d’un régime qui ne tenait plus que par la force et la manipulation. Vouloir maintenant léguer ce sinistre héritage à son fils, Omar-Denis Junior Bongo, est une insulte à la dignité du peuple gabonais. C’est une provocation grave. C’est cracher au visage de ceux qui ont risqué leur vie pour réclamer la liberté.

Nous interpellons le Président Brice Clotaire Oligui Nguema : l’heure est venue de faire preuve de courage.

Le peuple vous a porté au pouvoir pour briser le cycle. Pour démanteler le système Bongo-PDG, et non pour le réaménager. Il est impératif de mettre en œuvre toutes les recommandations du Dialogue National, et ce sans faiblesse : suspension des PDGistes, suppression du parti, et poursuites judiciaires contre ceux qui ont pillé le pays.
Quant à ceux qui rêvent encore de restaurer l’ordre ancien, qu’ils sachent que le Gabon a changé de cap, et il n’y aura pas de retour en arrière. Plus jamais un Bongo, plus jamais un PDG ! Le pays veut respirer, créer, inventer un avenir sans chaînes ni patriarche à vie.

Le PDG, c’est terminé. Les Bongo, c’est fini. Que chacun s’en convainque.

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