Depuis plusieurs mois, Marlène Fabienne Essola Efountame s’évertue à occuper l’espace médiatique avec fracas, jouant une partition confuse entre posture de martyre du système et ambition politique mal assumée. Candidate recalée à l’élection présidentielle d’avril 2025 pour dossier incomplet, elle a préféré crier à la « manipulation politique » plutôt que d’assumer ses propres erreurs de procédure, pourtant évidentes pour tout juriste rigoureux – métier qu’elle revendique sans convaincre.
Dans une posture quasi messianique, elle s’est empressée de déclarer : « La République, c’est moi », un excès d’ego qui en dit long sur la dérive narcissique de certains acteurs politiques frustrés. En apportant son soutien à Alain-Claude Bilie-By-Nze, tout en criant à l’exclusion du processus démocratique, elle illustre parfaitement l’ambiguïté d’une démarche qui manque autant de constance que de crédibilité.
Ses dernières déclarations sur la justice gabonaise – qualifiant la libération de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils de « souillure » – sont non seulement outrancières, mais indignes d’un acteur politique prétendant au sérieux. Ce type de sortie dessert plus qu’il ne renforce la lutte pour une justice crédible. Elle contribue ainsi à fragiliser les institutions qu’elle prétend défendre, en versant dans l’exagération et le ressentiment personnel.
Par ailleurs, de nombreuses interrogations demeurent sur la transparence des fonds collectés durant sa campagne avortée. Alors qu’elle exige rigueur et responsabilité de l’État, elle peine à offrir un minimum de clarté sur sa propre gestion, ce qui nourrit un sentiment d’incohérence et de suspicion légitime.
En définitive, Marlène Essola semble plus préoccupée par sa visibilité que par la construction d’un projet politique sérieux. Elle alimente un discours victimaire permanent sans jamais poser les bases d’une alternative crédible, ni démontrer une capacité à rassembler au-delà de ses coups d’éclat. Dans un pays en quête de reconstruction, le Gabon a besoin de leadership éclairé, pas de théâtre politique.
À force de jouer avec les symboles de la République, elle risque de se heurter à une vérité simple : le peuple gabonais attend des solutions, pas des slogans.
