Le 4 août 2025, Brice Laccruche Alihanga, ancien Directeur de Cabinet du président Ali Bongo et figure majeure de la scène politique gabonaise, a accordé une interview exclusive à TV Monde5 dans laquelle il a brisé le silence sur son parcours, son emprisonnement et les coulisses du régime Bongo-Valentin.
Au cours de cet entretien poignant, il a dénoncé sans détour un système qu’il qualifie de « mafia » et de « cartel », soulignant que « une fois dedans, il n’y a que deux issues : la mort ou la prison ». Il a également révélé que plus de 300 personnes, dont des membres de sa famille, ont subi des conditions similaires, illustrant la répression systématique exercée par le pouvoir en place.
Brice Laccruche Alihanga est revenu sur un épisode clé en novembre 2019, lorsqu’il fut confronté à Nourredinn Bongo Valentin, qui lui aurait proposé de soutenir sa candidature à la présidence en ces termes : « Mon grand-père Omar Bongo était président du Gabon, mon père Ali Bongo est président du Gabon… et moi je serai président du Gabon. Est-ce que tu es avec moi ou contre moi ? » Refuser cette loyauté au clan familial, c’est selon lui, avoir scellé son destin politique.
Face à ces révélations, il a invité Sylvia Bongo et Nourredinn Bongo Valentin à répondre de leurs actes, déclarant avec force : « Mes bourreaux sont actuellement en liberté et essaient de se victimiser ». Cette déclaration souligne la fracture entre un pouvoir en crise et ceux qui en subissent les conséquences.
L’interview de Brice Laccruche Alihanga jette une lumière crue sur les enjeux de pouvoir au Gabon et appelle à une prise de conscience nationale. Alors que le pays aspire à plus de justice et de transparence, son témoignage marque une étape majeure dans la dénonciation des pratiques opaques du régime Bongo-Valentin.
