Gabon : les Parlements de transition au cœur d’une conférence sous-régionale pour le retour à l’ordre constitutionnel

Le Palais Léon Mba de Libreville abrite depuis le 5 mai une conférence de haut niveau réunissant les Présidents de Parlements de transition d’Afrique centrale et de l’Ouest, autour du thème « Gérer le présent et préparer l’avenir ». Organisée à l’initiative de l’Union Interparlementaire (UIP), du Parlement gabonais de transition et de l’Institut IDEA, avec le soutien de l’Union européenne dans le cadre du programme Team Europe Democracy, cette rencontre vise à renforcer le rôle des institutions législatives dans le rétablissement durable de l’ordre constitutionnel.

Sous l’égide conjointe de Jean-François Ndongou et Paulette Missambo, respectivement présidents des Chambres de transition du Gabon, l’événement s’affirme comme une plateforme stratégique d’échanges, de partage de bonnes pratiques et de réflexion sur les défis institutionnels en période de transition.

Dans son allocution d’ouverture, Jean-François Ndongou a souligné la pertinence de cette initiative dans un contexte de mutations politiques profondes sur le continent. À ses côtés, les représentants de l’Union européenne, de l’UIP et de l’IDEA ont unanimement salué l’engagement des Parlements dans les processus de refondation démocratique.

Les travaux s’articulent autour de plusieurs sessions abordant notamment le rôle des législatures transitoires, les défis du post-transition, et la place des citoyens dans les processus de stabilisation. Une session introductive a permis aux représentants des Parlements de transition du Gabon, de la Guinée, du Tchad et du Burkina Faso de dresser un état des lieux des dynamiques politiques nationales.

Les interventions ont mis en lumière le besoin d’un Parlement actif, médiateur et inclusif. Bakary Fofana, ex-président de la CENI en Guinée, a insisté sur la nécessité de lois claires et consensuelles pour bâtir des institutions solides. Le professeur Télésphore Ondo, quant à lui, a rappelé que les assemblées doivent être des espaces de canalisation des tensions et de dialogue avec les citoyens. Enfin, le Suisse Laurent Wehrli a défendu une transition fondée sur la transparence et le pluralisme politique.

Cette conférence marque une étape importante dans la réflexion collective sur le rôle pivot des Parlements de transition, acteurs-clés du retour à la stabilité constitutionnelle et du renouveau démocratique en Afrique.

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