La communication présidentielle au Gabon est depuis plusieurs mois au cœur des critiques populaires et numériques. Jugée incohérente, inefficace et déconnectée des attentes citoyennes, elle est devenue, à tort ou à raison, la risée des Gabonais sur les réseaux sociaux et dans les débats publics. L’absence de stratégie claire, les retards dans la diffusion de l’information présidentielle, et les maladresses dans le traitement médiatique des actions du Chef de l’État ont contribué à installer une crise de crédibilité autour du département dirigé jusque-là par Télésphore Obame Ngomo. À tel point qu’une bonne partie de l’opinion publique en est venue à réclamer ouvertement son remplacement, évoquant un « pilotage à vue » nuisible à l’image du Président de la République.
Dans ce contexte, plusieurs noms circulent avec insistance pour prendre les rênes de la communication présidentielle et redorer l’image de la plus haute institution de l’État. Parmi les figures les plus citées, Elza Ritchuelle Boukandou se détache nettement. Ancienne députée de la transition et ex-porte-parole du candidat Oligui Nguema, elle s’est illustrée par sa maîtrise du discours et son efficacité médiatique. Son retour aux premières loges de la communication présidentielle apparaît comme une évidence pour beaucoup, tant son engagement et sa rigueur ont marqué la campagne.
Autre prétendante de poids : Leatitia Ngalebika , Directrice générale de Gabon 1ère, très proche du Président durant la campagne et véritable architecte discrète de certaines de ses apparitions publiques réussies. Son nom est régulièrement murmuré dans les couloirs du Palais du bord de mer.
Walter Meye, quant à lui, représente l’option jeune et dynamique. Associé à la création de CTRI News, il a été l’un des visages de la communication du Chef de l’État pendant la campagne. Sa posture sobre, mais symbolique — notamment en portant le drapeau lors de la proclamation des résultats —, a frappé les esprits.
Du côté des professionnels aguerris, Alaric Moubouyi , actuel DG de Gabon 24, ancien cadre de la communication présidentielle sous Ike Ngouoni, jouit d’un grand respect au sein de l’exécutif. Sa discrétion alliée à une parfaite maîtrise des stratégies institutionnelles en fait un candidat sérieux.
Joanna Boussamba, grande architecte de la communication de campagne du Président, apparaît elle aussi comme un choix de continuité. Avec sa stratégie claire, fluide et rassembleuse, elle a su repositionner l’image du candidat Oligui Nguema. Beaucoup espèrent qu’elle poursuive ce travail au sommet de la présidence.
Nora Kassa, fondatrice de la plateforme CBON et figure du Rassemblement des Bâtisseurs, a marqué les esprits par sa mobilisation sur le terrain et sa visibilité dans les médias nationaux et internationaux. Son engagement en faveur du civisme électoral lui confère une aura qui pourrait bénéficier à la communication présidentielle.
Jennifer de Mayombo, actuelle Conseillère Directrice de l’Information, est très respectée dans les milieux médiatiques. Sa connaissance fine de l’écosystème et sa capacité de coordination lui valent une position confortable dans la short list.
Enfin, Evra Etoughe, numéro 2 actuel de la communication présidentielle, est présenté comme un technicien de l’ombre redoutable. Silencieux, mais efficace, il connaît bien les rouages internes du département et pourrait assurer une transition en douceur. Certaines sources affirment même que Télésphore lui-même aurait soufflé son nom au Président comme successeur naturel.
La communication présidentielle entre dans une nouvelle ère. Le prochain titulaire du poste devra non seulement redonner de la crédibilité au message de la Présidence, mais aussi réconcilier la parole publique avec les aspirations du peuple. Une mission exigeante, mais vitale, pour accompagner avec succès la Transition vers un avenir constitutionnel durable.
