Face aux dysfonctionnements constatés et à la montée des incidents au sein de l’institution judiciaire, le Gouvernement gabonais engage une riposte ferme. Sous l’impulsion du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Dr. Augustin Emane, un vaste dispositif de sécurisation du Palais de Justice de Libreville entrera en vigueur dès le 1er avril 2026.
Cette réforme, annoncée par le Secrétaire général de la Chancellerie, Jacques Lebama, s’inscrit dans une volonté claire : restaurer l’autorité de l’État au cœur même de l’appareil judiciaire et garantir un environnement sécurisé, tant pour les usagers que pour les professionnels du droit.
À la suite des incidents survenus notamment au greffe civil, un comité de réflexion stratégique, composé de magistrats et de forces de sécurité, a été mobilisé pour proposer des solutions concrètes. Le résultat : un plan d’action structuré, ambitieux et immédiatement opérationnel.
Un Palais de Justice sous haute surveillance
Le dispositif repose sur un maillage sécuritaire renforcé autour de trois unités spécialisées. Une unité de sécurisation intérieure sera déployée pendant les heures ouvrables, avec pour mission d’assurer le filtrage des accès, la protection des audiences et la surveillance des locaux.
Quatre points névralgiques ont été identifiés, du hall principal aux parkings réservés à la haute magistrature, désormais strictement contrôlés par un système de badges professionnels. Une mesure qui vise à mettre fin aux intrusions et aux perturbations observées ces derniers mois.
En parallèle, deux unités de surveillance périmétrique assureront une présence continue. La Sécurité pénitentiaire contrôlera l’entrée principale, tandis que la Gendarmerie nationale sécurisera le portail arrière. L’accès des véhicules sera lui aussi encadré, conditionné à la détention d’une vignette spécifique, à l’exception des corps diplomatiques et militaires.
Modernisation et sécurisation : un chantier global
Au-delà du renforcement humain, le plan prévoit une modernisation significative des infrastructures. Installation de systèmes de vidéosurveillance, mise en place de portiques de sécurité, réhabilitation des grilles de protection, amélioration de l’éclairage public : autant d’actions destinées à hisser le Palais de Justice aux standards modernes de sécurité.
La construction de nouveaux postes de garde vient compléter ce dispositif, traduisant une approche globale et durable de la sécurisation des sites judiciaires.
Un modèle appelé à s’étendre sur tout le territoire
Si le Palais de Justice de Libreville constitue le site pilote de cette réforme, l’ambition du ministère de la Justice est nationale. Le modèle de sécurisation élaboré est appelé à être déployé dans l’ensemble des juridictions du pays, afin d’uniformiser les standards de protection de l’appareil judiciaire gabonais.
À travers cette initiative, le Gouvernement envoie un signal fort : celui d’un État déterminé à protéger ses institutions, à garantir le bon fonctionnement de la justice et à rétablir la confiance des citoyens.
Dans cette dynamique, il est attendu de l’ensemble des membres du Gouvernement qu’ils s’inscrivent dans cette exigence de rigueur, de proximité et d’efficacité dans la conduite de l’action publique. Car la consolidation de l’État de droit passe nécessairement par des institutions fortes, accessibles et sécurisées.
C’est en multipliant ce type d’actions concrètes, au plus près des réalités du terrain, que se matérialise la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema : celle d’un Gabon où l’autorité de l’État s’exerce pleinement, dans l’intérêt de tous et au service d’une justice crédible, moderne et respectée.

