Taxe Forfaitaire de l’Habitat : pourquoi la confiance doit désormais remplacer la méfiance

Oui, payer une nouvelle taxe est difficile pour de nombreux Gabonais. Oui, la méfiance est compréhensible après des années de prélèvements sans résultats visibles. Mais la Taxe Forfaitaire de l’Habitat (TFH) s’inscrit dans un contexte nouveau : celui d’une gouvernance qui rompt avec les pratiques du passé et place l’intérêt général au cœur de l’action publique.

Il serait malhonnête de nier la réalité : pour le peuple gabonais, contribuer davantage est un effort lourd, parfois douloureux. Cette réticence trouve sa source dans une histoire récente marquée par une fiscalité souvent vécue comme injuste et détournée de sa finalité. L’exemple de la taxe audiovisuelle reste dans toutes les mémoires. Instituée pour développer le secteur audiovisuel national, elle n’a jamais produit les résultats attendus, laissant derrière elle un sentiment d’injustice et de confiscation des ressources publiques à des fins de jouissance personnelle sous le système déchu d’Ali Bongo.

C’est précisément pour rompre avec ces dérives que la Taxe Forfaitaire de l’Habitat est proposée aujourd’hui. Elle ne vise ni l’enrichissement de quelques-uns ni le financement d’un train de vie ostentatoire de l’État, mais l’amélioration concrète du cadre de vie des populations. Voiries de quartiers, assainissement, éclairage public, gestion des déchets, sécurisation des zones d’habitation : la TFH a vocation à produire des résultats visibles, mesurables et directement perceptibles par les citoyens, là où ils vivent.

Sous la Ve République, impulsée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, la gestion du pays a changé de cap. La rigueur, la transparence et la redevabilité ne sont plus des slogans, mais des exigences politiques assumées. Croire en la Taxe Forfaitaire de l’Habitat, ce n’est pas faire un chèque en blanc à l’État, c’est accompagner une nouvelle manière de gouverner, où chaque contribution doit se traduire par un impact réel. La confiance ne se décrète pas, elle se construit. Et c’est précisément ce défi que le Gabon est en train de relever.

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