Réseaux sociaux au Gabon : le Gouvernement sonne l’alerte et assume la régulation pour protéger la jeunesse

Face aux dérives croissantes liées à l’usage des réseaux sociaux, le Gouvernement gabonais hausse le ton. Devant le corps diplomatique accrédité au Gabon, plusieurs membres de l’exécutif, dont la ministre de la Santé, le professeur Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, ont apporté des éclairages fermes sur la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre ces plateformes dans le pays.

Loin d’une mesure arbitraire, cette décision s’inscrit dans une volonté assumée des plus hautes autorités de protéger la jeunesse gabonaise face à un phénomène devenu préoccupant. À l’initiative du ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, cette rencontre avec les partenaires internationaux visait à poser les bases d’une compréhension commune des enjeux liés à l’expansion incontrôlée des réseaux sociaux.

Prenant la parole avec l’autorité que lui confèrent ses responsabilités médicales et gouvernementales, le Pr Ayo-Bivigou n’a pas éludé la gravité de la situation. Elle a mis en lumière une réalité de plus en plus visible : une jeunesse surexposée, fragilisée, et parfois désorientée dans sa construction identitaire.

Selon elle, les réseaux sociaux, en se substituant progressivement aux cadres traditionnels de socialisation — notamment la famille — perturbent le développement psychologique des enfants et des adolescents. L’addiction aux écrans, marquée par des heures prolongées passées sur les téléphones, affecte directement le sommeil, les performances scolaires et l’équilibre global des jeunes.

Mais au-delà de cette dépendance, c’est surtout la nature des contenus diffusés qui suscite l’inquiétude. Défis violents, culture du buzz, banalisation de comportements à risque : autant de dérives qui contribuent à un climat d’isolement social et de violence croissante en milieu juvénile. La ministre a même évoqué des corrélations préoccupantes avec certains troubles du comportement, soulignant l’urgence d’une réponse collective.

Dans cette perspective, la régulation apparaît non pas comme une restriction des libertés, mais comme une nécessité de santé publique et de préservation du tissu social. Le message est clair : il s’agit de protéger, encadrer et responsabiliser.

Le Pr Ayo-Bivigou a ainsi plaidé pour une mobilisation conjointe des parents, de la société et des pouvoirs publics. Car la réponse à ce défi ne peut être uniquement institutionnelle. Elle doit être globale, concertée et durable, intégrant notamment des actions d’éducation à la vie et aux usages numériques.

À travers cette prise de position forte, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’agir avec responsabilité face aux mutations numériques, en plaçant la protection de la jeunesse au cœur de l’action publique.

Dans cette dynamique, il appartient à l’ensemble des membres du Gouvernement de s’inscrire dans cette logique de pédagogie, de proximité et d’explication auprès des populations. Car au-delà des décisions, c’est leur compréhension et leur appropriation par les citoyens qui garantissent leur efficacité.

C’est ainsi que pourra se concrétiser la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema : celle d’un Gabon responsable, protecteur et résolument engagé dans la construction d’une société équilibrée, où le progrès technologique rime avec bien-être social.

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