Cross d’Oyem : l’athlétisme gabonais retrouve son souffle dans une communion nationale autour du sport

La capitale provinciale du Woleu-Ntem a vibré au rythme des foulées engagées et déterminées à l’occasion du Cross du Septentrion, disputé dans les principales artères de la ville. Plus qu’une simple compétition sportive, cette édition 2026 s’est imposée comme un moment charnière, marquant la relance progressive de l’athlétisme gabonais.

Longtemps discipline phare du sport national, l’athlétisme amorce aujourd’hui une phase de reconstruction, portée par une volonté renouvelée des acteurs du secteur. À Oyem, cette ambition s’est traduite par une mobilisation remarquable, tant sur le plan sportif qu’institutionnel.

Au cœur de cette dynamique, la présence du président de la Fédération gabonaise d’athlétisme, Mathieu Anaclet Taty, a donné une résonance particulière à l’événement. Engagé sur le terrain aux côtés des athlètes, il incarne une vision claire : rapprocher l’athlétisme des populations et redonner à cette discipline toute sa place dans le paysage sportif national, à travers des compétitions populaires et accessibles.

Mais le Cross du Septentrion a également été un puissant moment de communion républicaine. La participation du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, accompagné de plusieurs membres du gouvernement et de hauts cadres de la République, a renforcé cette dimension. Dans une ambiance conviviale et chaleureuse, autorités et populations ont partagé un moment de proximité, traduisant une volonté commune de renforcer le lien social à travers le sport.

Cette présence institutionnelle s’inscrit pleinement dans la vision portée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du sport un levier de cohésion nationale, d’inclusion sociale et de développement.

Dans cette même dynamique, la Conseillère spéciale du Chef de l’État, Géraldine Yema Robert, s’est illustrée par sa présence active. Depuis sa nomination, elle multiplie les descentes sur le terrain, veillant à la mise en œuvre effective des orientations présidentielles en matière de politique sportive.

Sur le plan purement sportif, la compétition a tenu toutes ses promesses. Les performances enregistrées témoignent du travail rigoureux des encadrements techniques et de l’engagement des athlètes. Quatre trophées ont été remportés, dont deux médailles d’or dans les catégories élite dames et amateurs dames, confirmant la montée en puissance de nouveaux talents.

La délégation conduite par Toussaint Moundounga s’est particulièrement distinguée, affichant une organisation maîtrisée et des résultats à la hauteur des attentes. Une performance collective qui ouvre déjà la voie au prochain grand rendez-vous : le très attendu 10 km de Port-Gentil, véritable test de confirmation pour cette dynamique positive.

Par ailleurs, l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) s’est une nouvelle fois illustré, confirmant son rôle stratégique dans la formation des athlètes et la structuration de la discipline à l’échelle nationale. Par la qualité de ses représentants, l’INJS démontre que l’avenir de l’athlétisme gabonais repose sur une base solide.

Au-delà des résultats, ce Cross du Septentrion aura surtout été un moment fédérateur, mêlant sport, engagement institutionnel et mobilisation populaire. À Oyem, l’athlétisme gabonais a envoyé un signal fort : celui d’une discipline en pleine renaissance, résolument tournée vers l’avenir et déterminée à reconquérir le cœur des Gabonais.

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