À New York, la diplomatie gabonaise prend part à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies avec une présence renforcée. Conduite par la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, la délégation gabonaise participe à une semaine de haut niveau marquée par les grands dossiers internationaux, du climat à la sécurité, en passant par le développement durable et la réforme du multilatéralisme.
Le Gabon occupe par ailleurs l’un des 21 postes de vice-président de l’Assemblée générale pour la session 2026-2027, aux côtés de cinq autres États africains : le Cabo Verde, l’Égypte, l’Érythrée, la Guinée-Bissau et le Zimbabwe.
Cette responsabilité intervient dans un contexte particulier. La 81ᵉ session est placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Les débats de haut niveau portent notamment sur le développement durable, les changements climatiques, la paix et la sécurité internationales.
Pour Libreville, cette tribune constitue l’occasion de défendre plusieurs priorités. La question environnementale occupe une place importante dans le dispositif gabonais. Le pays entend notamment mettre en avant la préservation de ses forêts et de ses océans, alors que les enjeux liés au climat et à la transition juste figurent parmi les rendez-vous de haut niveau de cette session.
Mais la diplomatie gabonaise cherche également à donner une dimension économique à sa présence à New York. La diversification de l’économie et l’attraction des investissements demeurent des enjeux importants pour un pays engagé dans une transformation de son modèle de développement.
Sur le plan institutionnel, le Gabon entend également défendre la place de l’Afrique dans les mécanismes de décision internationaux. La réforme du système multilatéral et la représentation du continent africain au Conseil de sécurité des Nations unies constituent depuis plusieurs années des revendications portées par les États africains.
La présence gabonaise à New York se traduit aussi par des engagements concrets. Le 23 septembre, Libreville a officialisé son adhésion au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires ainsi qu’à la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité. Pour le gouvernement, ces signatures traduisent la volonté de renforcer la coopération internationale et de contribuer à la protection des populations face aux menaces contemporaines.
Le discours que doit prononcer le Gabon le 26 septembre permettra de préciser ces orientations et de mesurer la place accordée aux différents dossiers : transformation économique, climat, sécurité, numérique, coopération internationale et réforme du multilatéralisme.

